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Civilisations occidentales classiques – Grèce et Rome antiques

Hierapolis Ancient City

Du mythe à la philosophie

La mythologie grecque et la vision du monde primitive

Le mythe comme première forme de l’histoire et de la connaissance

Ancient Greek Columns

Le fondateur du bouddhisme, Shakyamuni, n’est pas issu de la marginalité sociale, ni conduit à la recherche spirituelle par la misère ou l’oppression. Il est né dans la noblesse de l’Inde ancienne. Son père était un roi local, et lui-même prince héritier, élevé dans un environnement de stabilité, de prestige et de privilèges.

Ce fait historique est connu depuis l’introduction du bouddhisme en Chine il y a plus de deux mille ans, et il constitue un point de départ essentiel pour comprendre la portée de sa démarche.

Sur le plan civilisationnel, Shakyamuni vécut à une époque de profondes transformations. L’Inde ancienne ne disposait pas d’un pouvoir central fort. Le paysage politique était fragmenté en de nombreux royaumes et entités tribales, rappelant la période des Printemps et Automnes en Chine. Les structures traditionnelles subsistaient, mais perdaient progressivement leur capacité à répondre aux interrogations fondamentales de l’existence humaine.

Issu de la caste des Kṣatriya, détentrice du pouvoir politique et militaire, Shakyamuni se trouvait au cœur même de l’ordre établi. Tout indiquait qu’il hériterait naturellement de l’autorité et du statut qui accompagnaient sa naissance.

Ce qui distingue le Bouddha n’est donc pas son origine, mais le choix qu’il fit.
Ce n’est pas par désillusion personnelle qu’il s’écarta du monde, mais par une prise de conscience profonde née au sein même du privilège. Son éveil fut motivé par la compréhension universelle de la souffrance, de l’impermanence et de la condition partagée de tous les êtres.

En renonçant volontairement au pouvoir royal et à l’identité sociale, Shakyamuni n’aspirait pas à une fuite du monde, mais à une voie de libération durable pour tous. La naissance du bouddhisme représente ainsi une réponse civilisationnelle majeure aux limites des structures héritées et aux questions essentielles de l’humanité.

La continuité de la civilisation

Du récit mythique à la recherche rationnelle, de l’interrogation sur la nature à la réflexion sur l’être humain, de la création des idées à leur inscription dans la vie et les institutions — la civilisation occidentale classique ne s’est pas construite par ruptures, mais par transformations successives.

La Grèce a posé les fondements de la pensée rationnelle, Rome les a inscrits dans la pratique et l’ordre, et l’histoire ultérieure a poursuivi ces questionnements dans de nouveaux cadres spirituels. Au-delà des formes changeantes, les préoccupations fondamentales demeurent : comprendre le monde, habiter la condition humaine et instaurer sens et ordre dans une existence finie.

C’est dans ce mouvement continu et ouvert que la civilisation se maintient et que la pensée se transmet.

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